Il n’y a plus rien de sacré

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Une nation qui n'a plus rien de sacré... une nation qui au nom de dix ans de profits détruit des paysages forgés par des milliards d'années... un pays qui au nom de la civilisation, détruit un site historique millénaire... que pouvons-nous nous attendre de cette nation, sinon qu'elle s'autodétruise, car pour elle, plus rien n'est sacré.
Une nation qui n’a plus rien de sacré… une nation qui au nom de dix ans de profits détruit des paysages forgés par des milliards d’années… un pays qui au nom de la civilisation, détruit un site historique millénaire… que pouvons-nous nous attendre de cette nation, sinon qu’elle s’autodétruise, car pour elle, plus rien n’est sacré.

Compliquer, pour régner

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Si vous voulez cacher la vérité, rendez-la compliquée.

Comme c’est le cas, par exemple, en économie, qui est une science simple et facile à comprendre, mais que la Finance a transformée en un gigantesque labyrinthe de termes techniques (SWAP, SDR, OTC, etc). Un jargon tellement complexe, qu’il faut des années pour l’apprendre, ne serait-ce qu’en partie, et ce même par une personne douée d’une intelligence supérieure.

debut_articleComme c’est le cas en Droit, où des concepts simples sont remplacés par un jargon « d’experts », qui ne peut être utilisé efficacement que par ces mêmes experts, aux intentions sinon malhonnêtes, du moins mercantiles. Bien entendu, quand vient le temps de porter des accusations, pour le simple citoyen, « l’ignorance de la loi n’est point une excuse ». Que des années à temps plein soient nécessaires à la maîtrise d’une seule partie de cette « loi » n’est apparemment pas considéré. Le système de « justice » actuel est en fait un enchevêtrement de procédures complexes, de jurisprudence et d’articles de loi à plusieurs paliers, le tout coiffé de différentes chartes et textes constitutionnels plus ou moins contestables, avec en prime la diplomatie internationale, avec son lot de traités et d’instances d’arbitrage. Cette justice n’est plus justice : elle est semblable à une arène dangereuse où seuls les guerriers équipés (l’argent) et bien entraînés (connaissance) ont des chances d’en sortir victorieux.

Si vous voulez qu’une chose importante ne soit pas comprise, rendez-la ennuyeuse!

Une bonne façon de « dé-démocratiser » une chose importante est de la rendre à ce point complexe (souvent inutilement) que ceux qui en sont concernés (les citoyens) n’y comprennent plus rien. Encore mieux, les gens ne s’y intéresseront tout simplement plus! Et ceux qui voudront l’expliquer, pour réveiller, ne seront même plus écoutés, par indifférence généralisée. Rendu là, il ne vous reste plus qu’à tirer les bonnes ficelles du pantin, qui ne saura même pas qu’il est un pantin!

Les maîtres du monde seraient ceux qui rendraient le monde tellement complexe, qu’il ne serait compris que par eux!

Compliquer, pour régner!

FV
W

Si vous voulez cacher la vérité, rendez-la compliquée.
Si vous voulez cacher la vérité, rendez-la compliquée.

Miroir, miroir

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debut_articleMiroir, miroir! Que dis-tu de moi?

Qui suis-je vraiment?

Qui est-ce qui se cache derrière ce regard?

N’est-ce pas, au fond, le même regard candide que cet enfant d’autrefois, à qui le monde ne suffisait plus, mais qui est aujourd’hui emprisonné derrière un masque? Le masque de la conformité, du socialement accepté. Le masque qu’on nous a donné, et qu’on a décidé de garder. Ce masque qu’on trouvait d’abord étranger, inconfortable, mais qui, au fil des années, a fini par mouler notre visage, à le changer.

Miroir! Tu es le reflet parfait de mon image. Pourtant, tu es l’inverse de qui je suis vraiment. Ton image semble si vraie. Malgré cela, tu n’es qu’une mince paroi de vitre. Tu es facile à briser.

Je suis tellement habitué de voir l’image que tu me renvoies, que même moi j’ai fini par y croire. Et j’ai même fini par croire à l’image que les gens ont de moi.

J’ai même fini par croire que j’étais le seul à penser comme je pense. Que j’étais le seul à croire ce que je crois. Que j’étais le seul à être ce que je suis. Mes croyances, je croyais être le dernier à les posséder… Jusqu’à ce que j’en parle à d’autres…

À ce moment, j’ai découvert que beaucoup me ressemblaient, au fond. Et ces gens ne sont souvent pas ceux que l’on croyait être! Eux aussi se méfiaient. Ils ne disaient pas ce qu’ils pensaient. Dans les soupers, ils regardaient autour d’eux, palpant ce qui devait et ne devait pas être dit. Au travail, ils faisaient attention de ne pas faire quelque chose qui sorte de l’ordinaire. Entre amis, ils pesaient leurs mots. En public, ils étaient tels des politiciens en conférence de presse. Comme moi, ils portaient le Masque. Comme moi, ils étaient faibles et soumis à leur image. Comme moi, ils nourrissaient la bête. Comme moi, ils donnaient du pouvoir à ce monstre de verre. Oui, miroir! L’adulte en nous s’est incliné devant toi! Le combat n’a pas été difficile pour toi. En fait, il n’y a pas eu de combat.

Tels des soldats, comme moi, tous ces gens se contentaient d’emboîter le pas du conformisme social. Sans penser que ce conformisme n’est pas si représentatif, qu’il n’est pas le reflet des pensées intimes de plusieurs. Oui! Le conformisme est une illusion. Comme une ombre, une illusion tire sa force de son image, de sa façade. Cette façade, elle est bien mince, et surtout fragile. Et derrière cette façade, c’est le vide.

C’est pourquoi, miroir, le petit enfant t’a brisé. Et derrière toi, ce n’était pas le vide, mais un monde nouveau!

FV
W

Ce que les gens disent croire en public, et ce qu’ils croient vraiment sont souvent bien différents!
Ce que les gens disent croire en public, et ce qu’ils croient vraiment sont souvent bien différents!

Le dépotoir de jouets

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debut_articleIl arrive qu’être contre une austérité actuelle, signifie être pour une double austérité future.

Oui, la corruption prend des milliards de dollars à elle seule. Oui, il y a aussi la mauvaise gestion. Oui, il y a les paradis fiscaux, la bureaucratie. Tout ceci est une grande partie du problème. Très grande même.

Mais il y a aussi des décennies d’argent facile utilisée par les gouvernements afin de gagner leurs élections. Il y a ces milliards de cadeaux politiques, de subventions discutables, de favoritisme fiscal, et j’en passe.

La saine gestion publique n’est tout simplement pas payante politiquement. C’est beaucoup plus facile de tout mettre sur la carte de crédit collective des générations futures. Papa n’a pas d’argent pour acheter un nouveau jouet au petit? Le petit fait une crise. Il veut son jouet. Papa sort la carte de crédit. Le petit est content. Papa regarde autour de lui : toute la famille est contente! Le problème est que sur la carte est aussi inscrit le nom du petit.

Un groupe de pression veut une augmentation abusive de salaires déjà élevés? Pourquoi risquer une guerre politique, des manifestations et la possibilité de perdre des élections? Pourquoi se mettre à dos des organisations prêtes à payer de la publicité pour détruire notre image? Pourquoi risquer tout ceci? Il suffit de mettre la main dans le panier magique de la dette publique et… le tour est joué! Tout le monde est content. Le groupe de pression a son nanane, le politicien a sa popularité.

Utiliser la dette publique comme solution magique, c’est un peu comme pelleter vers l’avant nos poubelles dans le dépotoir. Au début, le dépotoir est loin, caché derrière une belle forêt. Mais plus le temps avance, plus l’air est vicié par la mauvaise odeur. Jusqu’au jour où les vidanges sont dans notre propre cour, parmi nos chers petits jouets, devenus eux-mêmes des vidanges que nous devons rembourser.

Il arrive qu'être contre une austérité actuelle, signifie être pour une double austérité future.
Il arrive qu’être contre une austérité actuelle, signifie être pour une double austérité future.

Si la rigueur et des finances saines étaient ce que NOUS VOULIONS vraiment, si un équilibre budgétaire est ce qu’il fallait pour gagner des élections, les partis politiques s’empresseraient de répondre à la demande. En quelques semaines ce serait réglé. Les partis politiques sont un peu comme des entreprises : ils répondent à la demande. Ils l’amplifient même, au besoin par le mensonge.

Si les finances publiques sont aussi mal en point, s’il y a autant de déficits, c’est d’abord parce que c’est CE QUE NOUS VOULONS, collectivement. Mais plus nous attendons, plus les finances s’enfoncent dans le rouge, plus nous creusons les déficits pour plaire à des désirs irréalisables à long terme, plus nous réduisons notre marge de manoeuvre.

Comme avec l’histoire du jouet, il arrivera un jour où le petit voudra faire une autre crise. Il voudra son prochain jouet. La carte de crédit sera pleine. Ce sera le jour où le petit réalisera que même sa maison héritée de son père, avec son armoire à jouets, n’est plus à lui. Même son TEMPS, même ses prochaines années comme travailleur, bref, même son avenir, a déjà été vendu à quelqu’un. C’est ce qu’on appelle une « dette », qui est une promesse de paiement en échange d’une richesse que nous générerons plus tard.

Bientôt, et c’est même déjà le cas, les saines finances publiques ne seront plus une affaire d’idéologie. Ce ne sera plus une question d’être de « gauche » ou de « droite ». Tout simplement, les chiffres des fichiers « Excel » ne « s’aligneront plus ». Ce ne sera plus idéologique, mais mathématique.

Un peuple endetté est un peuple d’esclaves.

FV
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Un peuple endetté est un peuple d'esclaves.
Un peuple endetté est un peuple d’esclaves.

Les illusions

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Lors de la Première Guerre mondiale, les Britanniques ont utilisé les tribus arabes afin de déstabiliser l’Empire ottoman. Or, sous le leadership de l’archéologue guerrier T.E. Lawrence, plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie, les tribus arabes ont réussi à pousser leur armée à Damas, court-circuitant ainsi le pouvoir anglais d’occupation. Voici, en résumé la discussion qui a eu lieu entre le roi Fayçal et le général anglais Allenby.

FV
W

— (Roi Fayçal)... tous savent que les Arabes ont pris le pouvoir en mon nom. — (Général Allenby) Ils n'ont pas de pouvoir, c'est une illusion. — Les illusions peuvent être très puissantes.
— (Roi Fayçal)… tous savent que les Arabes ont pris le pouvoir en mon nom.
— (Général Allenby) Ils n’ont pas de pouvoir, c’est une illusion.
— Les illusions peuvent être très puissantes.