Armes à feu – tous ont raison à leur manière

debut_article2L’Europe est à peu près de la même taille que les États-Unis. Malgré des populations similaires en nombre, il y a beaucoup moins de morts par armes à feu en Europe. Plusieurs suggèrent que c’est en raison de la règlementation des armes à feu, qui rend les armes moins facilement disponibles. Eh bien, ils ont sûrement raison. D’autres études suggèrent que le port d’armes fait baisser le nombre de crimes par armes à feu, dans les endroits où les armes sont déjà abondantes.

Les États-Unis ont peut-être passé le point de non-retour. En interdisant les nouvelles acquisitions d’armes, des millions d’autres sont déjà en circulation. Règlementer ou interdire les armes plus « militaires » maintenant ne réglerait pas le problème partout. Ce serait interdire aux citoyens ordinaires de se défendre contre ce qui est devenu une menace omniprésente.

Une règlementation est donc peut-être souhaitable dans des pays déjà peu armés. Pour les États-Unis, je crains qu’il ne soit trop tard.

Un autre problème, ce sont les livres d’histoire. À travers l’histoire et même le monde actuel, les gouvernements ont répétitivement abusé de leur pouvoir. Le garant de ces abus a été une force armée ou policière au service de ces États abusifs. C’est pour cela qu’aux États-Unis, il existe ce qu’on appelle le Second amendement, qui proclame la nécessité d’une milice citoyenne armée.

Armes---tous-ont-raisonD’un côté, il y a des gens qui pensent que les États modernes occidentaux n’iront jamais jusqu’à imposer leur volonté par la force. « C’est impossible, voyons! », disent-ils. De l’autre, il y a de plus en plus de citoyens qui ne font plus confiance dans leurs gouvernements. Ces gens entendent parler de corruption à tous les niveaux. Ils savent que le citoyen n’est pas consulté. Ces citoyens entendent parler de transactions corrompues de milliards de dollars provenant de l’imposition légale, mais forcée de leur salaire. Ils se rendent compte qu’ils sont des citoyens soumis et impuissants. Ils en viennent donc à penser que la force brute pourrait être utilisée contre la population dans un avenir plus ou moins rapproché, dans le but de défendre des privilèges à la morale contestable. Pour ces gens, une milice citoyenne est une garantie de liberté et de démocratie face à un État qui cherche à avoir le monopole de la force mortelle.

Le problème des armes à feu est donc complexe. Il semble que chaque solution soit un pari où nos vies sont en jeu. Chacun a raison. Chacun a tort. Chacun a raison d’avoir raison. Mais à la fin, quelqu’un aura tort. Des gens mourront.

FV
W

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