Le jour qui permet aux autres d’exister

Le Jour qui permet aux autres d’exister. Le jour du Souvenir. Car se souvenir d’eux est tout ce que ces morts nous demandent en retour.

Ils ne nous demandent pas de monter à l’assaut de Monte Casino, en Italie, face aux nazis. Ils veulent seulement que nous nous en souvenions.

Ils ne nous demandent pas de débarquer face aux mitrailleuses lourdes allemandes des plages de Dieppe ou de Normandie. Ils ne nous demandent pas d’avoir les reins percés ou les tympans perforés. Ils demandent seulement que nous nous souvenions.

Ils ne nous demandent pas de marcher pendant des semaines en Corée, sous les mortiers ennemis. Ils ne nous demandent pas de voir nos camarades tomber et se tordre de douleur.
2016-11-11
Ils ne nous demandent pas de patrouiller les rues de la Bosnie et de voir ces pauvres familles aller se faire tuer en masse par les autres factions. Ils ne nous demandent pas d’enlever ces cadavres d’enfants pendus aux arbres de forêts autrement féériques.

Ils ne nous demandent pas de marcher sous la chaleur du désert de Kandahar, à l’autre bout du monde, pendant des mois.

Ils ne nous demandent pas de laisser derrière nos familles, enfants, frères, sœurs, mères.

Ils ne nous demandent pas de mourir à 20 ans, en pleine santé.

Ils ne nous demandent pas de perdre nos jambes ou nos bras au combat.

Oui! On peut entendre les morts murmurer dans ce froid vent de novembre. Ils nous disent ceci :

Souvenez-nous, un peu, parfois! Mais surtout, soyez heureux! Soyez-le à notre place!

FV
W

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *