Le symbole

logo_TSUne Torche et une Épée. Vérité et courage. Force et sagesse. La lumière de la vérité et la force de la volonté. La bouche d’un sage et le bras d’un chevalier. Un sens de Justice et la volonté de la défendre. Le cœur d’un guerrier et l’esprit d’un sage. Foi et actions. Prière et coopération. Savoir et honneur. Courage et vérité. Fortutido et Veritatis.

Voici notre crédo. Voici notre devise, notre façon de vivre. Voici notre idéal, notre modèle. Voici ce que nous aimons, ce vers quoi nous tendons. Voici ce en quoi nous croyons, ce pour quoi nous vivons.

Une Épée, et une Torche pour la guider. Le courage d’agir, guidé par la sagesse.

La Torche du savoir est entourée par la nuit. Un seul bras, fort et fier, la tient dans les airs, à la vue de tous. La Torche n’émet qu’une petite lumière. En plein jour personne n’y prêterait attention. Mais la nuit elle est visible de loin. Ceux qui ont encore des yeux la trouvent facilement. Elle guide le voyageur perdu. Elle rassemble les âmes égarées. Elle protège du froid. Elle rassure et réconforte. Elle redonne l’espoir. Elle est telle une île de lumière au milieu d’un océan instable et violent.

L’Épée est tenue par l’autre main. Elle représente la force et le courage. L’Épée a été forgée dans le feu de la Torche. Par contre, son métal est maintenant froid. L’Épée représente donc le calcul, la ruse, l’intellect, le sens de l’organisation, l’initiative planifiée, l’intelligence. Une intelligence calculatrice guidée par la flamme de la sagesse et du bien.

Sans la lumière de la Torche, l’Épée ne peut pas être guidée. Elle frappe au hasard, et devient ainsi une arme dangereuse. C’est pourquoi celui qui la tient doit toujours, de l’autre main, tenir une Torche. L’Épée a deux tranchants. Celui qui ne sait pas la manier peut se blesser. Celui qui ne l’entretient pas perdra rapidement au combat.

Contrairement au flambeau, qui est décoré et façonné dans un matériau noble, la Torche est un objet simple. N’importe qui peut en construire une. Pour l’allumer, une simple étincelle suffit. Cette étincelle est en fait cette soif de savoir spirituel que devrait avoir tout être humain. Cette facilité de construction représente la simplicité du savoir. Cette Torche, qui désigne la vérité rayonnante et bienfaisante, est donc accessible à tous, tant pauvres que riches, érudits et illettrés, hommes et femmes, enfants et vieillards.

Le feu de la Torche est jaune. Le jaune représente la lumière. C’est la couleur du soleil, de la vie, de la chaleur, de la lumière. Tant qu’on regarde la Torche, sa flamme ne s’éteint jamais. Quand on s’y intéresse, elle s’active, éclairant encore plus. Pour survivre, cette flamme a simplement besoin d’être portée. C’est ainsi que la Vérité est préservée à travers les tourments de l’Histoire. C’est ainsi que même la nuit, il reste toujours une parcelle de clarté, qui est prête à grandir et à se transmettre.

debut_article2L’Épée est bleue. Le bleu symbolise le ciel. À travers les âges et les traditions, cette couleur a souvent représenté le Paradis. Le bleu symbolise aussi le métal froid de la lame. Cette lame protège le porteur de la Torche. Sans l’Épée, la Torche est rapidement remarquée et attaquée. Sans la lumière de la Torche, le porteur de l’Épée se perd rapidement. Il devient un être dangereux et nuisible, tant pour lui que pour les autres. Il frappe à l’aveuglette la moindre ombre qui approche.

Sans porteur, la Torche tombe au sol. Plus personne ne la voit. Elle risque même de s’éteindre et d’être oubliée. Sans porteur, l’Épée est un simple objet dans le néant. Elle perd peu à peu son éclat. Elle finit par rouiller et perdre son tranchant.

Le porteur n’a pas d’armure. Son corps est dénué de riches décorations princières. Il est trop pauvre pour ça. Trop isolé, trop laissé à lui-même. Ce guerrier se tient loin des parades et des tapis rouges. Sa poitrine ne porte pas de médailles, si ce n’est un grand cœur ardent, caché sous une cuirasse de chair et de sang.

Ce porteur est donc torse nu. Il est fort, fier et courageux. Il a peur de cette noirceur qui l’entoure, mais il refuse de laisser tomber la Torche. Il refuse de devenir une ombre perdue dans la nuit. Il refuse de devenir un aveugle. Il refuse que ne meurent son cœur et son âme. Au besoin, il préfère être pauvre et vivant, que riche et endormi. Il refuse de se laisser faire, de se cacher, de se fondre dans la masse. Il refuse d’être lâche, de se soumettre. Il s’abstient de cette tentation de vouloir plaire à tout prix. Il refuse le confort facile de la conformité. Il refuse d’éteindre le feu sacré. Il refuse de s’éteindre. Il refuse d’abaisser la flamme.

Souvent à court de ressources, le porteur n’a pas de large bouclier pour se défendre. Encore une fois, l’Épée représente donc l’ingéniosité et la capacité à traverser les épreuves avec peu de moyens. C’est pourquoi le porteur doit être maître dans l’art de manier l’Épée, la seule chose qu’il possède encore pour se défendre.

Le porteur sait que la flamme attire l’attention et la convoitise. Il sait qu’il sera pris comme cible, comme cela a toujours été le cas à travers les âges. Il sait que la lumière agréable de la flamme dérange les yeux de ceux qui n’ont jamais vu autre chose que la nuit. Il est prêt à défendre cette flamme.

L’Épée, tout comme la Torche, se transmet entre les générations et les peuples. Elle est forgée avec le meilleur métal. Tant qu’elle est tenue, même les flammes de l’enfer ne peuvent la faire fondre. Le porteur ne possède que cette épée. Par contre, son tranchant peut couper le métal des armes des soldats des armées ennemies. Car le porteur recherche avant tout la qualité, et non la quantité. Il sait qu’une petite pointe peut fendre un mur de granit. Il est comme un tigre dans un troupeau, une flèche dans la pluie d’une tempête.

holder_1Dans ses moments de repos, le porteur affute son Épée et entretien sa Torche. Le porteur est à la foi un guerrier et un élève. Il est entouré de livres et d’objets d’art. Il est intellectuel et contemplatif. Il étudie constamment la vie. Il est curieux et intelligent. Il est versé dans le bien. Son ambition du jour est d’être un peu plus sage qu’hier.

Ce guerrier admire la beauté de la nature, qu’il respecte religieusement. Ce porteur a encore son cœur d’enfant, mais son corps est taillé comme un athlète. Sa tête est celle d’un tacticien.

La Torche, comme l’Épée, est difficile à porter. Certains ne peuvent tenir qu’une des deux. C’est pourquoi les porteurs doivent s’unir et s’aider comme des frères et soeurs d’armes. Si une flamme venait à s’éteindre, une autre, à proximité, viendrait la rallumer. Si une épée venait à s’abaisser, une autre viendrait à son secours.

C’est pourquoi les porteurs doivent s’unir. Une fois rassemblés, ils doivent former une phalange au centre de la nuit. À la moindre accalmie, ils construisent un bastion commun contre la noirceur. Ce petit bastion, isolé en territoire barbare, doit s’agrandir et devenir un fort. Ce fort doit ensuite se transformer en château en haut duquel une lumière permanente éclairera le paysage environnant, en attendant la venue du jour.

Ce Guerrier s’entraîne au combat. Cependant, il n’aime pas la guerre. Il déteste la violence, abhorre l’injustice. Il prie pour la paix. Il la souhaite. Il est prêt à la défendre. Quand ce Porteur entend les cris de douleur des innocents, il abandonne le confort de son foyer. Ne portant qu’une Torche et une Épée, il part, au besoin seul, combattre dans la sombre forêt.

Fortutido et Veritas. Courage et Vérité.

Voici son crédo. Voici sa devise, sa façon de vivre. Voici son idéal, son modèle. Voici ce qu’il aime, ce vers quoi il tend. Voici ce en quoi il croit, ce pour quoi il vit, et ce pour quoi, peut-être, il mourra.

FV

 

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17 thoughts on “Le symbole

    1. Merci pour ce commentaire! Le texte vient du fond du coeur! Vous êtes invité à vous joindre au “Cercle”, dont le lien se trouve en haut à droite de cette page. Meilleures salutations!

  1. Moi je souhaiterait remplacer l’épée par une plume dans un monde idéal tout simplement parce que si le guerrier n’aime pas la violence, il ne devrait pas l’utiliser pour respecter sa vrai nature. Je veux pas faire de contreverse, j’admire la prose et l’idéologie, mais je décèle une contradiction possible. la vie c’est cruelle et c’est pour ça que c’est si beau.

  2. J’étais depuis un bon moment entrain de chercher une ou deux images qui symboliseraient le mieux l’activité d’une Association locale des archivistes,voilà qui cadre avec la torche qui donne la lumière là où régnait l’obscurité et l’épée, non seulement pour symboliser le courage dans un métier que celui d’archiviste déterminé à braver la peur mais aussi de faire parler la sentence ,alors l’épée est ici forme de sanction justice,non?
    Merci

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