L’enfer avant l’enfer – la petite histoire de poulets rôtis de l’État islamique

Partager ceci :

debut_article2L’été approche tranquillement. C’est le temps pour une petite histoire de guerre remplie de chaleur humaine.

C’était après une offensive contre l’État islamique. Nous les avions encerclés. Ils se sont alors mis à tirer sur les vagues d’assaut qui suivaient. Il y a eu quelques pertes.

Pour faire sortir les combattants de l’EI de leurs repères, les Kurdes ont alors mis le feu aux bâtiments. J’ai moi-même vu les Kurdes au travail : ils commençaient par ramasser un tas de branches mortes destinées aux feux de cuisson. Ils cassaient ensuite les fenêtres des maisons (du moins celles qui étaient encore intactes). Les faisceaux de branches étaient ensuite allumés et lancés parfois par dizaines dans les bâtiments. Quelques gallons d’essence finissaient le travail. Après quelques minutes, les flammes léchaient le contour des bâtiments incendiés. Jugeant l’éclairage bon, nous avons alors fait une petite session de photos. Il faisait tellement chaud! Et la fumée! Étouffante!

L’ennemi n’a alPLH-20150911-111624-630ors eu d’autres choix que de sortir de ce qui devenait un enfer avant l’enfer. On entendait des coups de feu dans la ville. Au début, je croyais que c’était des tirs aléatoires. Ce n’est qu’après qu’on m’a informé que c’était l’ennemi qui se faisait abattre comme des poulets sortant d’un fourneau.

Mauvaise journée pour ces fanatiques. On voyait leurs corps traîner sur le bord des routes. Les Kurdes donnaient des coups de pied aux cadavres et se prenaient en photo, tout en prenant soin de se « taguer » sur les médias sociaux. Ça me faisait penser à ces SS de la Seconde Guerre mondiale, qui se faisaient exécuter dans des granges par des résistants français, à mesure que les Alliés avançaient en Allemagne.

PLH-20150911-111426-320Tsé, quand tu fais chier un peuple, il se pourrait que tu finisses comme un poulet rôti sur le bord de la route. Just Saying. C’était un délice de voir des chiens, jugés impurs par ces islamiques, se dandiner en toute liberté près des prisonniers (traduction : des poulets qui ne voulaient pas rôtir).

Mauvaise journée pour ces poulets. Comme le dit une chanson du Québec : « J’aurais dû bien dû donc dû… »

Ils auraient donc dû…

PS 1: J’ai l’impression que je ne pourrai pas mettre le logo de La Rôtisserie Saint-Hubert sur la photo, dans la version officielle de mon documentaire : www.ParmiLesHeros.com.

PS 2 : L’EI et les musulmans en général, font souvent le signe « un » avec leur doigt, ce qui signifie « Il n’y a qu’un seul Dieu. »

FV
W

PLH-20150911-111450-680

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *