Les malheurs d’une amie parmi d’autres

J’ai une amie qui a perdu son mari et son fils en quelques années. Ils sont les deux morts au front.

Cette femme a aussi perdu sa maison dans un incendie. Mon amie s’est alors refugié chez des amis et chez ceux de sa famille qui étaient encore en vie.

Un bon jour, des soldats russes ont construit un mur autour de Berlin. Ces soldats avaient gagnés. Le pays de mon amie avait perdu. Mais les Allemands le méritaient! Au fond d’eux, tous le savaient!

Du jour au lendemain, mon amie ne pouvait plus voir la moitié de sa famille. Ses amis perdus, ils allaient se transformer en de lointains et nébuleux souvenirs, s’ajoutant à ceux morts durant la guerre.

Le mur n’était pas destiné à bloquer des soldats, mais des citoyens essayant de fuir le régime communiste de l’Allemagne de l’Est. Ce mur n’avait pas de nom. On allait bientôt l’appeler le Mur de Berlin. Ce mur ne se trouvait pas seulement dans la ville de Berlin… Il traversait aussi les campagnes, séparant en deux l’ancien empire germanique.

Des décennies plus tard, ce mur allait enfin être traversé. C’était la chute du mur! Aujourd’hui, ça fait exactement trente ans qu’on célèbre la chute du Mur de Berlin! Mais encore aujourdh’hui, un mur invisible sépare les deux Allemagnes. Les mentalités sont encore différentes. Les cicatrices ne sont pas encore guéries.

Je n’ai pas d’amie qui a vécu ces choses. Mais en Europe, tout le monde connait quelqu’un qui a vécu la guerre, qui en a souffert d’une façon ou d’une autre. En Europe, ceux qui ont le nez fin sentent encore l’odeur des cadavres et de la poudre à canon.

Les militaires ne sont pas les seuls à avoir souffert des guerres et des folies humaines.

Le 11 novembre, pensons aux soldats, mais aussi aux populations!

FV
W

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