Message aux jeunes soldats qui ont manqué l’Afghanistan

Soldat canadien en Afghanistan, près de Kandahar

Mon message s’adresse aux jeunes soldats qui ne sont pas partis en mission et qui ont l’impression qu’il ne pourront jamais prouver leur dévouement. Pensez à ceci…

Patton a été un grand général américain. Des films ont été faits sur son lui.

Pourtant, Patton a dû attendre longtemps avant de pouvoir prouver son courage et connaître la gloire. La première fois qu’il a vu le feu ennemi, il était dans la trentaine. Il a par la suite pu brièvement combattre durant la Première Guerre mondiale, mais seulement à la fin. À cette étape de sa carrière, Patton n’était qu’un officier comme plusieurs autres. Courageux, dévoué, mais sans plus. Comparons cette période à l’Afghanistan, pour plusieurs d’entre nous.

Imaginez-vous maintenant à la place de Patton, en 1918, à la fin de la Grande Guerre. Il faudra deux autres décennies avant que la Seconde Guerre mondiale commence. Et encore là, Patton allait devoir attendre plusieurs années avant qu’il n’ait l’honneur de commander des troupes au combat, en Afrique et en Italie. Mais sa chaine de commandement se méfiait de lui, finissant même par lui enlever son commandement, suite à une gaffe.

À cette étape de sa carrière, Patton n’avait que brièvement pu commander ses troupes au combat. Son nouveau poste se résumait à rester en Angleterre, loin du front, et à faire semblant d’avoir une grosse armée, afin de leurrer le Renseignement allemand. Tout ceci en vue du débarquement de Normandie qui s’en venait

Et quand a eu lieu le fameux débarquement, Patton a été tenu à l’écart! Vous pouvez vous imaginer la frustration d’un guerrier comme Patton! Le plus ironique est que Patton était le général qui faisait le plus peur aux Allemands, qui ne comprenaient tout simplement pas pourquoi les Alliés le laissaient ainsi à l’arrière. Humiliation supplémentaire, Patton était le subalterne de généraux qui avaient moins d’ancienneté et d’esprit guerrier que lui!

Mais les choses commençaient à aller mal en Europe. Les Alliés ne réussissaient par à briser le verrou autour des plages de Normandie. Pour battre des fous comme des nazis, il fallait des fous comme Patton. C’est pourquoi un commandement d’envergure a finalement été confié à Patton. Son travail : briser les défenses allemandes, que personne ne réussissait à percer.

Patton était de nouveau dans son élément. C’est ainsi qu’il a pu botter le cul des nazis jusqu’au cœur de l’Allemagne.

La leçon de tout ça : soyez patient. Votre Afghanistan vous attend peut-être, mais en mieux! La gloire est parfois comme une femme qui se laisse désirer longtemps. Qui sait? Certains d’entre vous recevront peut-être de grandes distinctions, à titre posthume!

FV
W

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *