Nous, les soldats, devons arrêter de penser que nous sommes les seuls

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Nous, les soldats, devons arrêter de penser que nous sommes les seuls à vivre des choses intenses. La vérité est que la guerre n’est souvent pas si pire que cela. Et la vérité est que voir une jambe éclater, ce n’est pas la fin du monde. Ce n’est pas tellement pire que de vivre un accident sur le bord de la route, entre Montréal et Québec. Et voir un cadavre dans une ruelle d’Afghanistan n’est pas tellement pire que de voir un mort à des funérailles.

Plein de gens voient leurs proches mourir dans un accident de voiture. D’autres assistent à la mort progressive de leur enfant, à l’hôpital, suite à une maladie grave. Ces gens vivent des choses traumatisantes, et souvent AUTANT traumatisantes que de voir son camarade perdre une jambe en marchant sur une mine. Pour parler franchement, bien des civils vivent des choses PLUS traumatisantes que bien des militaires. Les militaires qui vivent des choses vraiment intenses sont en réalité une minorité!

Arrêtons de penser que nous méritons la pitié et les remerciements éternels du monde entier. Nous faisons notre travail. Nous sommes importants, mais pas plus que bien d’autres professions.

La grande différence est que le soldat est volontaire pour s’exposer au danger.

Et en passant, les portes fermées, l’immense majorité des guerriers que je connais, pour ne pas dire tous les guerriers que je connais, disent la même chose.

FV
W

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