Petite histoire de vie pour ceux qui veulent ouvrir les frontières sans limite

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J’étais en Égypte. J’avais réussi à rapidement négocier une petite visite des pyramides. «10 dollars, mon ami», m’a dit un employé de l’aéroport. Évidemment, c’était une arnaque et c’est pourquoi des touristes britanniques ont décidé de ne pas me suivre. De mon côté, tout ce qu’il me fallait, c’était d’être assez proche des pyramides. Rendu là, c’était moi qui allais avoir le gros bout du bâton avec mes «guides». C’était ma stratégie.

(Pour ceux qui demandent, oui, ça se passe au début de mon documentaire… www.parmilesheros.com )

Après environ deux heures de trafic à traverser une ville comptant autant d’habitants que le Canada au complet, j’ai vu les pointes triangulaires apparaître au-dessus des édifices de bétons laids de la civilisation moderne.

Sans surprises, sur place c’était une vraie machine à saucisses prête à escroquer les gentils petits Occidentaux comme moi. Rapidement on ma placé sur un chameau. J’imagine que les organisateurs devaient me voir comme une belle petite machine ATM. Connaissant la manière de fonctionner dans ces pays, j’ai alors demandé : «quel est le prix, encore?» Curieusement, le prix avait monté à plusieurs centaines de dollars (américains). Pourtant, les pyramides étaient à environ cinq ou dix minutes de marche d’où nous étions.

J’ai alors demandé à mon guide de me faire descendre du chameau, car payer plusieurs centaines de dollars US pour ça, c’était un gros non! Eh bien… Le guide faisait comme s’il n’entendait pas, et continuait de tirer mon chameau vers l’avant. Je lui ai alors fait savoir que je n’allais pas le payer, si on ne s’entendait pas maintenant. L’ouïe de mon guide s’est soudainement améliorée. Quant au prix que je devais payer, il fondait comme neige dans le désert. C’était pourtant encore trop cher. J’ai fait savoir au guide que je n’étais pas content. J’ai exigé qu’il me fasse descendre du chameau. De toute façon, je suis un fantassin et marcher un petit kilomètre de plus dans les rues du Caire de ne faisait pas peur. Et puis il y avait cette odeur de kebab dans la rue.

Le guide a compris qu’il était sur le point de perdre son «deal» avec moi. On s’est donc rapidement «entendus» sur un prix final de 60 dollars US, ce qui était dans la fourchette que j’avais prévu au début.

Nous approchions des fameuses pyramides. La route n’était évidemment pas la route officielle des touristes, mais une route «cachée» pour les guides désirant siphonner les dollars des gentils et bien naïfs touristes. Même qu’à certains endroits, il y avait des trous dans les «clôtures». À n’en pas douter, les gens du coin avaient l’habitude de voir ces chameaux passer.

De retour des pyramides, mon guide m’a amené dans un local étrange rempli de centaines de bouteilles de parfum. Les bouteilles avaient des formes différentes. Des rondes, des allongées, des rectangulaires, et ainsi de suite… tout comme les parfums, qui étaient soit bleus, violets, transparents, ou autres. Il y avait des miroirs partout, ce qui donnait l’impression d’être entouré par encore plus de bouteilles.

Une madame ressemblant à une gitane est arrivée. Un thé m’a été servi sur un plateau. Évidemment, la madame voulait me vendre ses parfums. «Pas cher, pas cher, pour ta copine». Normalement, après s’être fait servir un thé, on se sent redevable, comme si on devait acheter quelque chose. C’est une tactique de vente bien connue, et ça marche à merveille sur les petits Occidentaux gentils.

J’ai rapidement bu la moitié de mon thé et j’ai dit que je n’étais pas intéressé. Surtout que les bouteilles étaient vendues plus de 200 dollars chaque! «Pas cher, pas cher.»

Puisque je ne voulais rien acheter, la dame a activé la phase 2 de son «pitch» de vente. Elle est devenue «triste». Elle m’a alors raconté à quel point elle était pauvre et comment sa vie était malheureuse. Bref, je «devais» l’aider en lui achetant ses bouteilles.

Voyant qu’aucune tactique ne fonctionnait, la phase 3 du processus de «vente» a été mise en route. Ne me laissant même pas finir mon thé, j’ai été amené dans une autre salle. Là, des hommes se sont approchés autour de moi. Curieusement, le prix de mon expédition avait «fluctué». Ce n’était plus 60 dollars, mais 150! Je leur ai fait comprendre que ça allait être 60, et pas plus.

Les hommes et la dame n’étaient pas très contents. Je leur ai dit que je n’avais que 60 dollars sur moi, de toute façon. Ils m’ont dit de leur donner ma carte de crédit. J’ai souri et j’ai refusé. Ils ont insisté. J’ai refusé. Ils étaient autour de moi et insistaient toujours plus. «Tu n’as pas confiance en nous?», disaient-ils.

J’ai alors pris mon «look de méchant» et je me suis levé de la chaise. Je leur ai pointé l’horloge : «Écoutez, si on ne s’entend pas d’ici deux minutes, je pars et je ne vous paye rien! Mes cartes de crédit sont à moi et c’est moi qui vais décider ce que j’en fais. Et en passant, non, je ne vous fais pas confiance.»

Boom! Je venais de briser le verni de gentillesse hypocrite. Et au Moyen-Orient, montrer au grand jour que vous n’êtes pas content, c’est une insulte assez grande. Mais c’est aussi une tactique de négociation qu’on peut utiliser à l’occasion.

Je savais que j’avais le gros bout du bâton. Je savais que celui qui organisait ces «tournées» travaillait pour Egypt Air. Et Egypt Air est dans Star Alliance. Et Star Alliance a une réputation à préserver. Je savais que si je manquais mon vol, j’allais marcher, prendre un taxi et me rendre à une ambassade ou un consulat d’un pays comme la France ou les États-Unis. À partir de là, l’employé d’Egypt Air aurait eu beaucoup de problèmes, ainsi que les guides. J’imaginais mes «guides» se dire : «Hummm…. possiblement perdre mon travail et la possibilité d’escroquer d’autres touristes naïfs…. ou prendre ce que ce gars me donne et le ramener à l’aéroport…»

Sans surprise, les personnes ont accepté mes 60 dollars et un des guides m’a ramené l’aéroport. Il était même tout gentil, ayant peur que je dénonce sa petite business faite sur le bras d’Egypt Air.

La raison pourquoi je vous raconte tout ceci…

Pour vous montrer comment les choses sont différentes dans les autres pays. Les gens qui essayaient de m’en «passer une vite»… ils ne sont pas méchants. Toute leur vie, ils ont été habitués de fonctionner ainsi. Dans ces pays, la gentillesse est perçue comme une faiblesse. C’est au plus fort la poche, ou au plus rusé. Point. Tout comme la générosité. Dans ces pays-là, il faut être dur. À part pour les gens de bonne famille, presque tout le monde est prêt à mentir pour avoir plus d’argent, et ainsi nourrir sa famille et monter, un tout petit peu, son niveau de vie. Ça n’a aucun rapport avec la race ou l’ethnie. C’est une question de culture. Et savez-vous quoi, dans leur situation, et être né dans le même pays qu’eux, je ferais peut-être la même chose!

En fait, je ne vous ai pas tout dit… Tout au long de ces péripéties, un gars du Kenya était avec moi. Et il était bien d’accord avec ma manière d’agir.

Et ceux qui pensent que j’agis en colonisateur méchant… ceux-là n’ont évidemment aucune expérience à l’étranger. Et par «expérience à l’étranger» j’entends autre chose qu’aller dans un tout-inclus de Punta Cana pendant deux semaines. Et si, en lisant mon texte, quelqu’un s’imagine que je n’étais «pas gentil» avec ces Égyptiens, dites-vous que c’est COMME ÇA que les Égyptiens eux-mêmes agissent ou conseilleraient d’agir.

Il y a des milliards de personnes qui vivent dans des pays très très différents du nôtre. Sauf pour ceux venant des bonnes familles, ces gens ont une manière d’agir et de penser différente de nous. Les faire immigrer en trop grand nombre, ou en faisant immigrer n’importe qui le demandant, nous faisons en sorte que ces personnes amènent avec eux cette manière d’agir et de penser. Il faut être d’une extrême naïveté pour penser que nous pouvons amener dans notre pays, d’un seul coup, des dizaines de milliers de personnes pensant et agissant d’une manière différente, et que du jour ou lendemain, ces personnes vont magiquement «s’intégrer» et changer.

J’aurais pu raconter plein d’autres exemples comme ça, des bons comme des moins bons, des positifs comme des négatifs. Mais en fait, rien de tout cela n’est négatif. Les peuples sont tout simplement DIFFÉRENTS. Et c’est bien que ce soit ainsi!

Tout ça pour dire que quelqu’un qui a une expérience humaine dans plusieurs de ces pays comprend qu’on ne peut pas permettre une immigration massive. C’est tout simplement naïf de le penser. S’entêter dans cette voie est même stupide, dangereux et arrogant.

C’est pourquoi, en tant qu’ami des peuples, je suis POUR une immigration intelligente et bien faite. Une immigration qui accueille ceux qui ont des affinités avec nous. Une immigration qui ne dilue pas progressivement la place du peuple d’accueil.

 

(Pour des textes semblables sur le nouveau multiculturalisme qu’il nous faut : http://torchsword.org/fr/category/opinion/multiculturalisme-2-0/ )

FV
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Note légale : ce texte n’est pas une incitation à la haine ou à une action illégale, mais une étude et une série de commentaires sur les sociétés d’hier et d’aujourd’hui. Les textes ne décrivent pas toujours les opinions de son auteur, mais se voient être l’écho d’autres opinions plus ou moins répandues. Tout comme les médias diffusent l’information qu’ils ont, certains textes sont des relais d’informations et d’opinions extérieures. Toute censure abusive sera considérée comme allant contre les Droits humains fondamentaux, donc la liberté d’expression. Toute diffamation, atteinte à la réputation et toute censure non justifiée ou abusive seront considérées dans un possible recours collectif futur.

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