Que le plus fort gagne!

Imaginez : vous voulez que, disons, le Québec se sépare, et pour cela on vous met en prison. Pas un an, mais plus d’une décennie.

C’est ce qui arrive en Espagne avec l’emprisonnement des indépendantistes catalans(ou «séparatistes», selon vos opinions). Si vous vous rappelez, les forces de l’ordre avaient même utitlisé la violence contre des foules remplies de grands-mères. Leur «crime»? Aller voter dans un référendum «illégal»(selon le gouvernement central, bien entendu). On ne parle ici pas d’une dictature comme la Chine ou la Turquie, mais d’une supposée démocratie moderne, de l’Espagne.

La question n’est pas de savoir si la Catalogne doit, oui ou non, se séparer. Ce qui m’inquiète est l’utilisation de la répression armée pour écraser un projet politique non violent.

En utilisant une telle répression violente, nous envoyons un message clair : désormais, les actions pacifiques seront réprimées et la violence seule décidera de l’avenir des peuples dits «démocratiques».

Est-ce vraiment ce que nous voulons dans nos démocraties fragiles? Si oui, nous jouons à un jeu dangereux. L’histoire humaine nous le rappelle! Nous vivons dans un monde qui change vite. Il se pourrait que cette «loi du plus fort» se retourne contre nous. Le plus fort d’aujourd’hui pourrait être le plus faible de demain. Celui qui frappe aujourd’hui pourrait être celui qu’on frappe demain. Celui qui met les menottes aujourd’hui pourrait être celui qui demain sera menotté.

Avant la Seconde Guerre mondiale, des pays comme la France, la Belgique et l’Angleterre utilisaient la violence contre des populations vivant dans des colonies. Même la Pologne s’en prenait aux minorités allemandes sur son territoire. Des années plus tard, les bottes nazies écrasaient Paris, Bruxelles et Varsovie, et les bombes aériennes tuaient des familles à Londres. Le monde semblait enfin comprendre et ressentir à quel point la violence est laide et destructrice.

Nous récoltons ce que nous semons, tôt ou tard. Ainsi en est-il dans l’univers, où chaque action est accompagnée d’une réaction.

Faisons bien attention de ne plus ouvrir la porte de la violence. La violence est tel un monstre qui adore se retourner et dévorer son ancien maître.

FV
W

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