Registre arc-en-ciel des armes à feu – je serai anti-armes quand…

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debut_article2Je serai un anti-armes le jour où tous les méchants garçons de notre planète seront aussi des anti-armes. D’ici là, qu’on me permette de douter des bonnes intentions de 7 milliards d’êtres humains. Et selon moi, l’auto-défense est un droit. C’est même inscrit dans la Charte des droits et libertés.

Les médias sociaux se sont enflammés après l’entrevue sur l’éventuel Registre des armes à feu, à l’émission Tout le monde en parle.

Je vais vous dire tout de suite ma position : je serais POUR un registre… SI et seulement si (je me souviens tout à coup de mes cours d’algèbre)… si et seulement si, disais-je… on me prouvait qu’on en aurait pour notre argent.

À ce jour, ce n’est pas du tout le cas. Je suis complètement neutre dans le dossier. Si on me fournit des preuves écrasantes de l’efficacité de semblables registres, je suivrai. Je suis comme un scientifique qui analyse sans émotion les résultats des « expériences ». Et que disent-elles, ces expériences?

J’ai parlé à des policiers au sujet du Registre canadien, aujourd’hui disparu. Ma conclusion (qui n’est pas coulée dans le béton, en passant) est que c’est rarement utile pour les policiers. C’est comme avoir une roue de secours en or: c’est bien beau, ça brille, mais ça coûte cher pour le peu que ça peut faire. Et une bonne vieille roue ordinaire fait l’affaire (les règlements déjà en cours).

La grande question que nous oublions est le coût de ce futur registre. On parle de « 17 millions ». Au niveau fédéral, on parlait de 2 millions, au début. Cela a finalement coûté 1 milliard! C’est-à-dire… 500 fois plus! J’ai comme l’intuition qu’au Québec, on est capable de battre ce record et de faire un X 1000.

Le-régistre-arc-en-cielIl n’est pas impossible que le registre devienne une taxe cachée augmentant chaque année, comme l’Assurance-chômage, dont les milliards ont servi à financer AUTRE CHOSE que l’assurance-chômage. Rappelez-vous, il y a quelques années, 57 milliards de dollars ont été retirés des coffres de l’assurance-emploi. Comme tour de magie, je trouve ça impressionnant. Et hop! 57 milliards enlevés aux travailleurs. Il paraît qu’un juge a trouvé cela « légal ». Curieusement, on n’a pas demandé l’avis des vrais propriétaires de cet argent (les contribuables).

Ah oui! Le Registre… Nous sommes tous d’accord sur une chose: un morceau de papier supplémentaire (l’immatriculation obligée) n’arrêtera pas une balle. Je ne pense pas qu’un tueur sur le point d’aller tuer son voisin se dira : « Maudit! je ne peux pas tuer mon voisin! Mon arme est immatriculée! »

Au Québec, pour obtenir un simple pistolet, il faut passer près d’une demi-douzaine d’étapes bureaucratiques, des cours, des permis, etc. Croyons-nous vraiment qu’une personne déterminée à commettre un massacre sera dissuadée, simplement par une seule étape de plus?

Autre point : il est facile d’acheter des armes, de les garder pendant, disons un an, pour ensuite organiser un vol de connivence avec le crime organisé, qui paiera le « volé » en argent comptant, et qui au passage cassera une petite fenêtre (question que le « volé » soit remboursé par ses assurances et que les policiers soient satisfaits des apparences d’effraction). Ces armes seront en circulation dans le marché noir, bien loin du Registre arc-en-ciel. C’est sans compter qu’il y a DÉJÀ des armes non immatriculées dans le crime organisé. Donc : REGISTRE OU PAS, LE CRIME ORGANISÉ A ET AURA ACCÈS À DES ARMES NON ENREGISTRÉES.

N’oublions pas que les armes actuellement détenues ne seront pas toutes enregistrées. Il est possible que les propriétaires décident de CACHER intentionnellement leurs armes  à la bureaucratie. Les talibans cachaient des AK-47 dans des sacs de plastique. Il fallait fouiller les maisons et les champs pour les trouver. Je doute que la police se mette à faire une contre-insurrection et fouille des villes entières, maison par maison. AUTRE CONCLUSIO : une partie des armes présentement détenues n’apparaîtront pas dans le Registre.

Quand on parle de registre, on parle d’établir une base de données. Le hi : ces données sont déjà disponibles, de par les données tenues par les vendeurs et importateurs d’armes. Pourquoi, EN PLUS, payer des millions, pour faire UNE AUTRE base de données partielle par-dessus l’autre, aux frais des contribuables? La raison n’est pas logique, elle est politiqu : en faisant un registre, on montre « qu’on fait quelque chose ». Comme un arc-en-ciel, ça brille. Ça fait beau. Mais quand on y regarde de près, il n’y a pas de trésor sous ces belles couleurs. Ou plutôt oui, il y a un trésor: une taxe supplémentaire. Autre conclusion: il existe DÉJÀ des bases de données accessibles aux forces de l’ordre.

Un argument de taille qui va contre le Registre: la population est contre! Ne vivons-nous pas en démocratie? Avant d’imposer le Registre, il faudrait que ce soit voulu par le peuple, que ce soit lui qui le demande. Et non une minorité bruyante. Car derrière cette volonté minoritaire de registre, il y a quelque chose d’autre: la mentalité « anti-armes », tout simplement. Ce registre est donc une tentative pour saboter la possession d’armes à feu. N’oublions jamais qu’un gouvernement ne fait pas passer de loi pour rien: il le fait pour GAGNER DES POINTS aux prochaines élections. Ce Registre est donc un joujou de luxe destiné à courtiser la gauche du Québec, qui vote normalement contre le Parti libéral en place. « Bah, on petit 17 millions maintenant, pour avoir 1 ou 2 % de votes de plus aux prochaines élections, ça ne change pas le monde, sauf que… c’est comme un petit bonus. De toute façon les gens des régions continueront de voter de la même façon. »

Des arguments de la sorte, on pourrait en sortir pendant des heures. Des études contradictoires sortent sur les armes à feu. Certaines sont motivées par des intérêts, d’autres par des idéologies et des partis pris. Où sont le vrai et le faux? Ce que je dis : prudence. Ne faisons pas de Registre émotif.

Ma conclusion est donc la suivante: un Registre gouvernemental est rarement utile. Ce qu’il y a de plus certain, c’est que ça coûtera de plus en plus cher, et que ça risque même de devenir une taxe cachée.

Mais au moins ce sera utile pour quelque chose: ça donnera bonne conscience à une minorité bruyante et bien-pensante de la population.

FV
W

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