Registre des armes à feu du Québec — la suite — l’avis politiquement censuré de ceux qu’on devrait consulter : nos policiers

Partager ceci :

debut_article2Il y a quelque chose que les anti-armes radicaux ne comprennent pas (ou plutôt qu’ils comprennent sans l’avouer)… On entend souvent l’argument: « Pourquoi être contre payer ton petit 30 dollars par année? C’est ridicule comme combat. Voyons donc! »

Ce que certains n’ont pas compris, c’est qu’il ne s’agit ici pas seulement du registre. Le registre n’est qu’une petite étape parmi des dizaines qui seront imposées par les groupes de pression radicaux anti-armes. Ces étapes, ce sont des cours supplémentaires à n’en plus finir, des enregistrements supplémentaires, des coûts ajoutés, des permis de ceci, des permis de cela… Le but de ces mesures est d’hypocritement et progressivement criminaliser les honnêtes détenteurs d’armes. Pour les chasseurs, c’est comme repousser graduellement le chevreuil dans le coin d’un bois entouré de montagnes cachées par les arbres. Le chevreuil ne voit pas l’étau se resserrer. Il le sent. Le chasseur, lui, sait que le chevreuil sera bientôt dans un cul-de-sac où il sera facile de l’abattre.

Et bien cette tactique de chasseur est employée par les anti-armes radicaux, et par le fisc qui y voit une opportunité de taxer davantage. Car ça ne s’arrêtera pas au registre. Au prochain accident d’arme à feu, il y aura une autre loi spéciale, avec une série de permis et de cours obligatoires ($$$$$$ + nombreux votes de la gauche radicale).

Les groupes contre le registre ne sont en fait pas contre le registre seulement: ils sont contre la criminalisation progressive et hypocrite des détenteurs d’armes. Il est là le vrai combat. Le registre est une bataille. Mais la guerre va bien au-delà d’un simple registre inutile.

Je ne suis pas pro armes. Je suis pro droits! Pro droit à la défense personnelle. Pro droit à la manière la plus humaine de manger la viande d’une bête: la chasser dans son habitat naturel, après l’y avoir laissée vivre pendant des années (à l’opposé de la manière « plus humaine » des abattoirs chimiques).

À l’émission Tout le monde en parle, il aurait dû y avoir un troisième invité : un policier retraité qui ne se présentera pas aux prochaines élections. La discussion aurait ainsi été tenue à trois : en premier la minorité bruyante des anti-armes, en deuxième le représentant de la majorité silencieuse, et en troisième un expert (policier) qui n’est pas tenu au politiquement correct.

Justement, parlons-en de nos policiers…

Si les enseignants disent qu’il faut financer l’éducation… c’est peut-être vrai, mais c’est dans leur intérêt que ce soit vrai.

Si les syndicats disent qu’il faut bonifier les régimes de retraite, c’est peut-être vrai, mais c’est dans leur intérêt que ce soit vrai. Ça met un gros bémol aux arguments présentés. Un peu comme un avocat qui a intérêt à défendre son client, et à utiliser tous les articles de loi à sa disposition. Oui il connaît la loi, mais il a un penchant.

Le-régistre-arc-en-ciel-2L’idéal, pour avoir un éclairage juste sur un sujet donné, est donc d’avoir l’avis d’un expert qui n’a pas d’intérêts vers un côté de la vérité. Dans le cas du registre, ce sont les policiers. Après tout, c’est pour eux que les anti-armes veulent le registre. N’est-ce pas? Alors, pourquoi ne pas les consulter? Pourquoi ne pas leur demander leur avis anonyme? N’allez pas demander aux chefs de police, ils font de la politique.

Si je suis chirurgien et qu’on veut m’aider, la moindre des choses serait de me demander de quoi j’ai de besoin. Pourquoi ne pas le demander aux policiers? Ils ont même intérêt, dans un sens, à ce qu’il y ait un registre, car ce serait un outil de plus à leur disposition. Alors pourquoi sont-ils contre? Surtout: pourquoi les anti-armes radicaux ne sont-ils pas intéressés par l’expertise des gens de terrain? Je crois que nous savons déjà la réponse.

Le fait est que les policiers sont unanimement CONTRE le registre, pour plusieurs raisons. Ils aimeraient nous le dire. Mais dans notre dictature du politiquement correct, ils sont censurés et forcés au silence.

Je vous invite donc à écouter le plaidoyer calme, posé, et articulé d’un de ces policiers. Il est maintenant à la retraite, et n’a pas d’élections à gagner à Montréal, ce qui lui permet de dire ce qu’il pense.

Ce qui me frappe, c’est que ce policier, quand il dit à certains journalistes ou recherchistes de ne pas être en faveur du registre, il ne se fait plus rappeler. Drôle de hasard, vous ne trouvez pas? Comme standard d’objectivité journalistique, disons que ça ne se qualifie pas pour le podium.

Cliquez donc le lien de l’entrevue. Ça vaut la peine. Copiez-collez ce qui se passe avec le registre pour la politique en général, et vous comprendrez pas mal de choses sur le fonctionnement de notre « démocratie ».

L’entrevue : http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=129591

FV
W

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *