Une arme à deux tranchants

Critiquer l’Islam, comme toute autre religion ou idéologie, est un DROIT fondamental. S’opposer à ce droit constitue un crime, une atteinte à ces droits.

Congédier quelqu’un parce qu’il a participé à une manifestation jugée « inacceptable » sur son temps libre… C’est ce qui est arrivé à une travailleuse il y a quelques jours. Son « crime » ? Avoir participé, il y a quelques années, à une manifestation contre l’Islam radical du groupe La Meute. Il semble que la gauche radicale ne soit pas une grande partisane des droits fondamentaux !

Il faut être prudent avec ce genre de mentalité de congédiement. Qui trace la ligne de ce qui est « acceptable » comme manifestation ? Est-ce que j’aurais le droit, par exemple, de congédier quelqu’un parce qu’il a participé à une manifestation sur le climat que je juge « radicale » ? Est-ce que je peux congédier un employé qui est membre d’un parti politique que je juge « non recommandable » ? Puis-je exiger que des employés adoptent une idéologie ? Qui décide ce qui est une idéologie « acceptable » ? Moi ?

On peut aimer ou détester les groupes comme La Meute, mais à ce que je sache, La Meute n’est pas déclarée comme groupe terroriste, et La Meute ne fait pas d’appels à la violence. La Meute a certes critiqué l’Islam, mais critiquer l’Islam est un droit, justement.

Nous glissons vers un terrain dangereux. L’intolérance est une arme à deux tranchants. Il est facile de sortir l’épée de l’intolérance de son fourreau. Il est plus difficile de la remettre dans son fourreau. Ceux qui, aujourd’hui, brandissent le sabre de l’intolérance pourraient bien être ceux qui demain en subissent le joug.

FV
W

https://www.journaldequebec.com/2020/02/11/la-societe-de-delation-permanente

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