Une carte de souhaits spéciale

debut_article2À tous ceux qui « bitchent » contre les « immigrants », les « tamouls », les « races » ou autres arrivants qui « prennent nos emplois »… lisez bien ceci… jusqu’à la fin…

Cette petite histoire ne vient pas de rumeurs. Je ne l’ai pas lue dans les journaux. Ce n’est qu’une petite anecdote. Une toute petite histoire que j’écris ici, et qui en représente des millions semblables, sinon des milliards.

Ma grand-mère a récemment reçu une lettre de souhaits pour le temps des fêtes et la nouvelle année. Elle a regardé le nom de son auteur sur l’enveloppe. Elle n’a d’abord pas compris de qui il s’agissait.

Ma grand-mère a de la difficulté à descendre les marches pour aller chercher le journal le matin. Elle a donc, dans sa pure gentillesse, demandé aux coursiers, assis bien au chaud dans leur camionnette, de lui lancer le journal sur le balcon. Les coursiers s’en fichaient. « Ce n’est qu’une autre cliente fatigante, qui en plus ne représente qu’un seul petit journal par jour », devaient penser ces deux Québécois. Résultat : les jours suivants, le journal se retrouvait toujours au pied des marches glacées.

Carte-de-souhaitsEt puis il y a eu un nouveau coursier. Ma grand-mère a encore une fois, gentiment, expliqué sa difficulté à descendre les marches, particulièrement l’hiver, avec la glace sur les marches. Le lendemain, et les jours suivants, le journal a donc été lancé sur le balcon de ma grand-mère.

Ce coursier doit chaque jour stationner sa voiture dans une autre rue et faire le trajet à pied
simplement pour aller porter le petit journal que ma grand-mère lit avec son café le matin.

Ce même coursier, d’origine étrangère, a même pris soin d’écrire des souhaits sur une belle carte, elle-même placée dans une enveloppe cachetée. En regardant le dessus de la carte, on remarque que c’est écrit en anglais. Quand on l’ouvre, on voit qu’un collant écrit en français a été placé par-dessus les souhaits en anglais. Car le coursier sait que ma grand-mère parle le français. Le collant a été imprimé avec uneImage_pour_article-4-2016-01-05 imprimante maison, et collé avec soin, de manière symétrique.

Un tel « voleur d’emploi », Indien ou Arabe, qui se lève à 4 heures du matin, pendant le temps des Fêtes, pour un salaire minime, qui marche dans le froid pour desservir une seule cliente, qui durant ses temps libres achète et imprime des cartes de souhaits… un tel étranger n’est pas un étranger. Des bonnes gens, il y en a chez tous les peuples, ethnies ou races. Ils sont Québécois, Indiens, Arabes, Chinois.

« Qui est mon frère, ma soeur, ma mère? Qui est de mon peuple? aurait dit un homme vivant en Palestine pendant l’occupation de l’Empire romain. »

« Mon peuple, ma soeur, mon frère sont ceux qui font le bien. »

Les liens de l’esprit sont plus forts que les liens physiques.

Soyons frères et soeurs. Laissons faire les autres!

FV
W

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